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Open77 : des serveurs Cyberpunk 2077 multijoueur

Open77 : des serveurs Cyberpunk 2077 multijoueur
Avatar Metrakit - 02/10/2026 à 23h25

Ça y est, on peut jouer à plusieurs sur Cyberpunk 2077. Pas en coop sur la campagne, pas en session privée à deux : sur de vrais serveurs, tenus par des communautés, avec leurs règles et leur gameplay. Le mod qui débloque ça s'appelle Open77, il est encore en alpha, et il avance vite.

Open77 - Cyberpunk 2077


Pour situer les choses en une phrase : c'est le même principe que FiveM, le mod amateur grâce auquel n'importe qui peut ouvrir son propre serveur GTA, mais appliqué à Cyberpunk 2077. Concrètement, faire du RP dans Cyberpunk sur un serveur tenu par une communauté francophone n'est plus une idée en l'air. On y a cru suffisamment pour ouvrir dès maintenant un nouveau classement de serveurs Cyberpunk 2077 sur Top-Serveurs. Voici ce qu'on a trouvé en lisant la documentation, les dépôts GitHub et le devblog du projet.


Ce qu'est Open77, et ce que ce n'est pas

Open77 est une plateforme multijoueur non officielle pour Cyberpunk 2077, sans lien avec CD PROJEKT. Son principe, tel qu'il est présenté sur le site du projet, est simple à énoncer : n'importe qui peut faire tourner son propre serveur Cyberpunk, avec ses règles, son contenu et ses joueurs. Ce n'est pas du peer to peer, ce n'est pas un serveur officiel unique, et ce n'est pas un mode coop pour finir la campagne à deux.

Côté joueur, il faut Cyberpunk 2077 en build 2.31 avec l'extension Phantom Liberty, sur Windows 10 ou 11 en 64 bits, plus un accès à l'alpha. Le client s'injecte dans le processus du jeu sous forme de plugin natif et gère la découverte des serveurs, la connexion, la vérification des resources et le rendu. Point rassurant pour les joueurs solo : il ne touche ni aux sauvegardes de la campagne, ni aux mods déjà installés.

Le projet est en alpha et l'assume : la documentation prévient que l'API va changer et que ça va planter. On n'est pas sur un produit fini, on est sur un chantier ouvert.

Un mot sur le nom, parce que vous allez le croiser sous deux formes. Le site officiel est open2077.net, alors que les dépôts de code sont préfixés open77. Si vous cherchez un serveur Open2077 ou un serveur open77, il s'agit bien du même projet.

Open77 n'est pas la première tentative de multijoueur sur Cyberpunk. CyberMP ouvre la voie depuis 2020 et a déjà montré de belles choses en bêta fermée. C'est pourtant Open77 qui nous paraît le plus prometteur aujourd'hui, parce qu'il livre tout de suite ce qui fait vivre une communauté : un serveur dédié, une API Lua et un navigateur de serveurs.


Open77 en vidéo

La documentation décrit le système, la vidéo montre le résultat. Si vous hésitez encore à demander un accès alpha, regardez d'abord à quoi ressemble une session sur un serveur Cyberpunk avant de monter le vôtre.


Lua 5.4 et 1 752 fonctions, la partie qui change tout

C'est ici que le projet se détache du reste. Le gameplay n'est pas codé en dur dans le mod : il est livré sous forme de resources, des paquets autonomes contenant des scripts Lua, un manifeste, une déclaration de permissions et, si vous voulez, une interface web en HTML, CSS et JavaScript.

Le langage est Lua 5.4, avec deux runtimes, un côté client et un côté serveur, et du rechargement à chaud. La référence d'API officielle annonce 1 752 fonctions documentées, réparties en 954 côté serveur et 798 côté client. Dans le détail : 408 fonctions pour le coeur et les resources, 267 pour les joueurs et personnages, 206 pour les véhicules, 168 pour les données et utilitaires, 152 pour le monde et l'environnement, 149 pour les PNJ, armes et butin, 118 pour les interfaces et marqueurs, 78 pour la caméra et les entrées, 77 pour la voix et les effets, 72 pour le réseau et les sessions, 57 pour la cyberware et les capacités.

Si vous avez déjà écrit une ressource pour un serveur GTA, vous allez retrouver vos réflexes immédiatement. On y croise AddEventHandler, TriggerClientEvent et TriggerServerEvent, et des appels comme Open77.vehicles.create pour faire apparaître un véhicule réseau autoritaire, Open77.animations.play pour une animation RP synchronisée, ou Open77.environment.setWeather pour appliquer une météo par routing bucket. Les permissions passent par Open77.acl pour les rôles et Open77.access pour les whitelists et les bans.

Le choix du Lua n'est pas un détail. C'est ce qui a permis à des milliers de scripts d'exister côté GTA et de faire vivre les communautés GTA RP francophones pendant dix ans. Un moteur multijoueur sans langage de script reste une démo technique. Avec un langage de script, il devient une économie.


Un serveur dédié qui n'a même pas besoin du jeu

D'après le guide d'hébergement, pour héberger un serveur Cyberpunk sous Open77 il vous faut une machine Windows x64 ou Linux x64. Et c'est tout : le jeu n'est pas nécessaire sur l'hôte, seuls vos joueurs doivent le posséder. Les paquets officiels embarquent le runtime .NET, donc rien à installer à côté.

Le modèle est autoritaire serveur : positions, inventaires, véhicules et état du monde sont décidés côté serveur, le client se contente d'afficher ce qui est validé. C'est la condition d'une économie persistante et d'un monde qui continue de tourner quand plus personne n'est connecté. C'est aussi, accessoirement, ce qui rend la triche nettement plus difficile que sur une session partagée.

Deux détails qui parleront aux gens qui ont déjà tenu un serveur. D'abord, il faut générer une clé de licence depuis le keymaster de votre compte : elle lie le serveur à votre compte, elle ne s'affiche qu'une fois, et elle se fournit soit pendant la configuration, soit via la variable d'environnement OP77_LICENSE_KEY. Ensuite, l'administration passe par un panel web nommé Warden, qui gère les joueurs, les resources et les installations depuis le Workshop. Les serveurs publics s'enregistrent auprès d'un master server pour apparaître dans le navigateur intégré.

Sur la compatibilité avec l'écosystème de mods existant, le projet joue finement. ArchiveXL, TweakXL, RED4ext, redscript et Cyber Engine Tweaks sont pris en compte, avec des emplacements autorisés précis. Mais tout contenu exécutable embarqué, un .dll, un .reds, du Lua CET, un .asi, est refusé sauf si le serveur est déclaré non sécurisé ou si l'empreinte du fichier est vérifiée. C'est exactement le genre de garde fou qui a manqué à d'autres plateformes pendant des années.


Du RP dans Cyberpunk, et quoi d'autre ?

C'est la question qu'on se pose chez Top-Serveurs quand on ouvre une nouvelle catégorie : qu'est ce que les communautés vont en faire. Avec une API de ce calibre, trois familles de serveurs sont déjà évidentes.

Le RP d'abord, parce que c'est le plus naturel : du RP dans Cyberpunk, ça tient debout tout seul. Night City est une ville dense, verticale, pleine de métiers crédibles, avec des gangs identifiés et des quartiers qui ont chacun leur caractère. Un serveur Cyberpunk RP avec police, Trauma Team, ripperdocs et fixers s'écrit presque de lui même. L'avantage par rapport à Los Santos, c'est que le décor fournit déjà le scénario, et que le public RP francophone connaît le lore.

Ensuite la course et le PvP, parce que les véhicules et le combat sont déjà couverts par plus de deux cents fonctions. Circuits urbains, livraisons sous pression, guerres de territoire : avec la synchronisation côté serveur, ces modes tiennent la route dès l'alpha.

Enfin les serveurs thématiques, les plus intéressants à moyen terme. Un monde entièrement nomade, un serveur sans armes à feu, un Night City des années 2060 avec ses propres règles économiques. Les routing buckets permettent d'isoler des groupes de joueurs dans des états de monde différents, ce qui ouvre la porte aux événements et aux instances. Rappelons au passage que CD PROJEKT a renoncé à son propre projet de multijoueur maison, donc tout ce terrain est libre.


Le serveur RP d'exemple est déjà sur GitHub

L'argument le plus convaincant n'est pas sur le site, il est sur GitHub. Le dépôt open77-rp-examples, publié sous licence MIT, contient un serveur roleplay de Night City complet et jouable, écrit en Lua, mis à jour le 30 septembre 2026.

On y trouve une gestion d'identité, une économie avec portefeuilles en base SQL et paies régulières, un inventaire avec sac à dos en interface web et caches, et douze métiers : mécano avec réparation, peinture et carburant, ferrailleur, barman, ripperdoc, médecin, Trauma Team pour la mort et la réanimation, police NCPD, netrunner, fixer, nomade pour le transport de cargaison et chauffeur de taxi. Côté monde : cinq appartements situés à de vraies adresses de Night City, boutiques, banques et distributeurs, garages, territoires de gangs, marchés de rue. Côté criminalité : crochetage, braquage, dealers, receleurs, guerre de gangs, et même des spectacles de drones. Les tables SQL en rp_ se créent toutes seules au démarrage sur une base MariaDB.

Détail que l'équipe ne cache pas : ces resources ont été écrites par des agents de code, à partir d'un kit de développement maison. C'est inhabituel, c'est discutable, et ça explique au moins pourquoi autant de systèmes existent déjà alors que le dépôt ne compte que dix huit commits et aucune étoile.


Trois points à connaître avant de vous lancer

Rien de rédhibitoire, mais autant partir informé.

  • Les chiffres de capacité ne sont pas encore publiés, ni nombre de joueurs par serveur, ni configuration matérielle de référence. Prévoyez une phase de test pour calibrer la vôtre.
  • L'accès se demande sur le Discord officiel avec la commande /alpha apply, et le build du jeu est figé en 2.31 avec Phantom Liberty. Gardez cette version sous la main et coupez les mises à jour automatiques.
  • L'API va encore bouger, la documentation le dit elle même. Commencez par des resources simples et versionnez votre code, vous repasserez dessus sans douleur.

Le signal rassurant est facile à vérifier : le projet publie un billet de devblog par jour ouvré, en détaillant les changements réellement fusionnés. Entre le 28 septembre et le 2 octobre 2026, cinq billets d'affilée ont documenté le trafic routier des PNJ, un filet de sécurité dans le launcher, une grosse passe de synchronisation du combat, une meilleure gestion des serveurs moddés et la sauvegarde de l'identité des joueurs. Un projet qui livre tous les jours et qui l'écrit noir sur blanc, c'est rare.

Comment tenter l'aventure maintenant

Si vous voulez juste jouer, installez le launcher depuis le site officiel et demandez l'accès alpha sur le Discord du projet. Si vous voulez monter un serveur Open77, bonne nouvelle : tout détenteur d'un accès alpha peut héberger et développer, sans dossier de développeur à déposer. Récupérez le paquet serveur, générez votre clé de licence, montez Warden, et faites tourner le gamemode free roam avant de vous lancer dans un serveur RP complet.

Notre conseil pour les équipes françaises qui lisent ça : commencez petit et soignez votre Discord avant votre scénario. Les communautés qui ont réussi sur les serveurs FiveM que nous référençons ont presque toutes démarré avec un noyau de vingt personnes qui se connaissaient. Le reste est venu après.

Et quand votre serveur tournera, venez l'ajouter. Nous venons d'ouvrir le classement Cyberpunk 2077, il est encore vide, et les premiers inscrits auront une visibilité qu'ils ne retrouveront jamais : https://top-serveurs.net/cyberpunk-2077


Vous testez déjà Open77, ou vous préparez un serveur Cyberpunk RP francophone ? Racontez nous où vous en êtes en commentaire, on suivra le sujet de près.

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