Everlast: Undying Tale est sorti en accès anticipé sur Steam le 28 octobre 2026. C'est un action-RPG que son studio, InSpades, décrit comme un MMO-lite, et il a deux particularités qui le distinguent de tout ce qui sort en ce moment : les mondes publics accueillent jusqu'à 100 joueurs et chacun peut héberger le sien, et votre personnage se transporte d'un monde à l'autre sans repartir de zéro.

Everlast: Undying Tale, c'est quoi
Bienvenue en Sarkis, un pays où les morts ont été ramenés à la vie par une magie ancienne et détestable. Vous explorez, vous pillez, vous fabriquez, et vous aidez à défendre et reconstruire un monde que la marée de cadavres ambulants menace de démonter.
Le studio assume la référence : son jeu est une lettre d'amour aux MMO classiques, servie en action-RPG. Dans les faits, vous combattez, récoltez, fabriquez, pêchez, explorez et ramassez du butin, en faisant progresser les compétences que vous décidez de travailler. Le ton est coloré et lumineux, avec une touche macabre, et on peut aussi bien affronter des boss que dialoguer avec les morts ou aider un habitant à tenir sa boutique.
C'est le premier jeu du studio, développé par une petite équipe de développeurs, d'artistes et de musiciens.
Oui, vous pouvez héberger votre propre monde
C'est l'information que la plupart des articles sur ce jeu ont manquée, et c'est celle qui change tout. Le studio l'a écrit noir sur blanc dans son annonce de sortie : Everlast tourne nativement sous Linux, y compris pour l'hébergement de votre propre monde.
Plusieurs éléments officiels confirment qu'il s'agit d'un vrai serveur et pas d'une simple session entre amis.
- Un serveur est fourni avec le jeu. Les notes de version mentionnent explicitement un serveur embarqué, dont la taille a été réduite de 30 pour cent à la sortie.
- L'hébergement a été optimisé. Toujours selon les notes, les mondes hébergés consomment environ la moitié du processeur et démarrent deux à trois fois plus vite qu'avant.
- Des commandes d'administration existent sur les mondes hébergés : le studio a justement corrigé des failles qui les concernaient.
- Les refus de connexion sont gérés comme sur un serveur. Si un monde refuse votre arrivée parce qu'il est plein, vous en voyez maintenant la raison.
- Linux est pris en charge nativement, ce qui est la configuration de référence pour un serveur qui tourne en continu.
L'écosystème a suivi immédiatement : dès le 29 octobre, l'hébergeur BisectHosting annonçait commercialiser des serveurs Everlast, jusqu'à 100 joueurs. Nous ne le recommandons pas particulièrement et aucun partenariat avec le studio n'a été annoncé, mais un hébergeur professionnel ne met pas un jeu à son catalogue s'il n'y a pas de serveur à installer. C'est un signal.
Soyons précis sur ce qui n'est pas encore documenté : le studio confirme qu'on héberge son monde, mais ne publie pas de procédure détaillée, ni la liste des réglages qu'un propriétaire peut modifier. Taux, bascule joueur contre joueur, liste blanche, mot de passe, rien de tout cela n'est public à ce jour. Nous mettrons cet article à jour quand ce sera le cas.
Votre personnage voyage avec vous
Voilà la deuxième trouvaille, et c'est peut-être la meilleure idée du jeu. Les personnages sont transportables : ils se synchronisent via Steam Cloud et vous les emmenez d'un monde à l'autre.
Le studio a même traité le détail qui prouve que la fonctionnalité est pensée pour de vrai : si vous arrivez sur un monde où votre nom est déjà pris, vous entrez sous un nom temporaire et le jeu vous propose de renommer votre personnage ou de garder votre nom.
Mesurez ce que ça implique. Sur la quasi-totalité des jeux à serveurs, changer de serveur veut dire recommencer à zéro, ce qui enferme chaque joueur dans le premier monde où il a atterri. Ici, vous pouvez passer une semaine sur un serveur d'amis, aller voir une grosse communauté publique le week-end, puis revenir, avec le même personnage et les mêmes compétences.
Pour un joueur, c'est une liberté rare. Pour quelqu'un qui tient un serveur, c'est une bonne et une mauvaise nouvelle en même temps : vos joueurs peuvent partir facilement, mais ils peuvent aussi arriver facilement, et ce qui les retiendra sera votre communauté plutôt que leur progression captive. C'est plus sain, et plus exigeant.
Des mondes de 100 joueurs, et trois façons de jouer
Trois formats cohabitent : entièrement solo, en privé avec quelques amis, ou sur un monde public avec jusqu'à 100 autres joueurs. Les groupes, eux, montent jusqu'à 12 membres.
À noter, et c'est devenu rare : la fiche Steam déclare aussi du jeu en réseau local, en coopération comme en joueur contre joueur. Pour les soirées LAN, c'est une ligne qui a disparu de la plupart des sorties depuis dix ans.
Cent joueurs, c'est un chiffre à comprendre pour ce qu'il est. Ce n'est pas un MMO à plusieurs milliers d'habitants où vous serez anonyme, et ce n'est pas un petit serveur coopératif à huit. C'est la taille d'un village : assez de monde pour qu'une économie et des habitudes se créent, assez peu pour qu'on finisse par reconnaître les pseudos.
D'après le site Gameoneer, ce format ne serait pas le plan d'origine : le studio aurait d'abord visé un MMORPG classique, avec une campagne de financement participatif, avant de se tourner vers des mondes auto-hébergés. Prenez cette information pour ce qu'elle est, une source unique sans déclaration du studio à l'appui. Mais si elle est exacte, c'est un virage heureux : il a donné au jeu sa meilleure caractéristique.
Une progression par compétences, pas par classes
Il n'y a pas de classe à choisir au départ. Vous façonnez votre personnage en montant les compétences que vous utilisez, et la liste est longue : Arcana, Slayer, Mining, Fishing, Cooking, Woodcutting, Survival, Artisan, Forging, Defence, Sorcery, Ranged, occultisme.
Le studio revendique une inspiration directe des MMO classiques sur ce système, avec une correction assumée : la progression est nettement plus rapide, pour que les progrès soient perceptibles à chaque session. C'est une des rares promesses du dossier qui s'adresse clairement aux gens qui ont aimé ces jeux il y a vingt ans mais qui n'ont plus les quinze heures par semaine qu'ils demandaient.
Les compétences maîtrisées améliorent l'équipement, rendent la récolte plus efficace, renforcent le combat et font avancer l'histoire. Elles conditionnent aussi l'équipement que vous pouvez porter, y compris les sacoches : il faut par exemple Pêche 9 pour la plus petite musette de pêcheur, et Pêche 27 pour la grande.
Les Desolate Zones, le mécanisme fait pour les serveurs
C'est le système qui nous a le plus intéressés, parce qu'il est pensé pour une communauté et pas pour un joueur.
Le jeu propose des évènements à l'échelle du serveur, déclenchés par les joueurs, qui vont des grandes récoltes aux batailles, et auxquels chacun contribue autant qu'il veut. À côté, les Desolate Zones sont des zones à restaurer, contribuables à tout moment, et leur restauration reconstruit durablement le monde dans lequel vous jouez.
Le bénéfice est très concret : des emplacements pour déposer ou récolter des ressources, des services comme la cuisine ou l'artisanat, et des déplacements facilités. La mise à jour de lancement en a ajouté une, le Shimmering Kal, avec onze sites à reconstruire, parmi lesquels un effondrement de grotte, un coffre de garnison, un établi, une aire d'entraînement, un puits et un pont cassé vers Kal Crossing.
Autrement dit, un serveur bien entretenu par ses habitants devient matériellement plus confortable qu'un serveur négligé. C'est exactement le genre de mécanisme qui fabrique une identité de serveur, parce qu'il récompense le travail collectif par du confort partagé plutôt que par un classement individuel. Combiné aux personnages transportables, ça devient un argument de recrutement : un monde dont les Desolate Zones sont restaurées attire les joueurs qui passent.
Un monde fait à la main
Pas de génération procédurale, le monde est conçu à la main et le studio y insiste. Les lieux annoncés donnent le ton : la capitale animée de Kal Crossing, les lugubres Southern Swamps, les profondeurs de l'Abyss, le West et l'Eastern Moorne, Badongerst, Guildhorne, le Grand Cimetière, les Loima Shores.
La mise à jour de lancement a par ailleurs ajouté un système de téléportation, débloqué par une quête, avec six pierres réparties sur la carte. Sur un monde fait main et sans raccourci, c'est le genre d'ajout qui change le confort de jeu au quotidien.

Prix, configuration et durée de l'accès anticipé
Le jeu est à 25,49 euros en prix habituel, et une offre de lancement à moins 20 pour cent le ramène à 20,39 euros. Cette promotion est annoncée comme se terminant le 11 novembre, donc la fenêtre est courte. Le studio prévoit par ailleurs une légère hausse de prix ponctuelle au lancement de la version 1.0.
L'accès anticipé est estimé par l'équipe à environ un an. Elle décrit le jeu comme déjà entièrement jouable, avec toutes les fonctionnalités prévues pour cette étape en place, et compte se servir de l'année pour étendre le monde, l'histoire et les objets, en s'appuyant sur des sessions de test hebdomadaires avec sa communauté Discord.
Côté machine, la configuration minimale est raisonnable : Windows 10 en 64 bits, un Core i5-6400 ou un Ryzen 5 1500X, 16 Go de mémoire, une GTX 1060 ou une RX 580 en 6 Go de mémoire vidéo, 20 Go d'espace disque et une connexion haut débit. Le jeu est aussi proposé sous macOS et sous Linux, avec une réserve officielle : pas de compatibilité avec les Mac à processeur Intel. Le Steam Deck est officiellement pris en charge, avec un préréglage graphique dédié et un nouveau mode baptisé Potato pour les configurations modestes.
Bonne nouvelle pour le public francophone, l'interface et les sous-titres sont en français. L'audio, lui, est en anglais.
L'accueil des premiers joueurs
Six jours après la sortie, les évaluations Steam sont plutôt positives, avec 76 pour cent d'avis favorables sur 151 évaluations. L'échantillon est encore petit, à prendre pour ce qu'il est, mais c'est un démarrage sain pour un premier jeu de studio en accès anticipé.
Le studio a par ailleurs déjà livré : un correctif dès le 29 octobre, puis une mise à jour le 2 novembre avec des éléments automnaux et plusieurs corrections répondant aux retours. Sur un accès anticipé, le rythme de suivi est souvent un meilleur indicateur que le score de départ.
Pour qui c'est, et pour qui ce ne l'est pas
C'est pour vous si vous avez aimé les vieux MMO pour leur artisanat, leur pêche et leur sensation de monde habité, mais que vous n'avez plus le temps qu'ils exigeaient. Si vous voulez tenir votre propre monde pour un groupe d'habitués. Ou si l'idée d'un serveur de 100 personnes qu'on améliore collectivement vous parle plus qu'un classement compétitif.
Ce n'est pas pour vous si vous attendez un MMO à grande échelle avec des milliers de joueurs, des guildes structurées et du contenu de haut niveau : rien de tout ça n'est annoncé. Si vous voulez du joueur contre joueur comme cœur de jeu, ce n'est pas l'orientation affichée. Et si les accès anticipés vous agacent, souvenez-vous que celui-ci est parti pour durer environ un an.
Questions fréquentes
Peut-on héberger son propre serveur Everlast ? Oui. Le studio indique que le jeu tourne nativement sous Linux, y compris pour l'hébergement de votre propre monde, et un serveur est fourni avec le jeu. Des hébergeurs commerciaux proposent déjà des serveurs Everlast jusqu'à 100 joueurs.
Quand est sorti Everlast: Undying Tale ? Le 28 octobre 2026, en accès anticipé sur Steam.
Combien coûte Everlast: Undying Tale ? 25,49 euros en prix habituel, et 20,39 euros avec l'offre de lancement de moins 20 pour cent, annoncée jusqu'au 11 novembre 2026.
Combien de joueurs par serveur ? Jusqu'à 100 sur un monde public, et jusqu'à 12 membres par groupe. Le jeu est aussi jouable en solo et en privé entre amis.
Peut-on garder son personnage en changeant de monde ? Oui. Les personnages sont transportables et se synchronisent via Steam Cloud. Si votre nom est déjà pris sur le monde d'arrivée, le jeu vous propose de le changer ou de le garder.
Everlast: Undying Tale est-il en français ? L'interface et les sous-titres sont en français. L'audio est en anglais.
Quelle configuration faut-il ? Au minimum Windows 10 en 64 bits, un Core i5-6400 ou un Ryzen 5 1500X, 16 Go de mémoire, une GTX 1060 ou une RX 580 en 6 Go, et 20 Go d'espace disque. Le Steam Deck est officiellement pris en charge.
Y a-t-il des classes ? Non. La progression repose sur les compétences que vous choisissez de monter, de la pêche à l'occultisme.
Combien de temps durera l'accès anticipé ? Le studio l'estime à environ un an, avec une légère hausse de prix prévue au lancement de la 1.0.
Notre avis
Ce qui rend ce jeu intéressant, ce n'est pas son ambition, c'est son calibrage. Cent joueurs plutôt que cinq mille, une progression accélérée plutôt que fidèle, un monde fait à la main plutôt que vaste, et des mécanismes qui récompensent le collectif. Chaque choix va dans le même sens : rendre jouable aujourd'hui ce que les MMO classiques demandaient de sacrifier.
Mais la vraie réussite est ailleurs, et peu de monde l'a relevée. En permettant à chacun d'héberger son monde et en laissant les personnages circuler librement entre ces mondes, Everlast crée quelque chose qu'on voit rarement : un réseau de petits serveurs entre lesquels les joueurs se déplacent sans rien perdre. Ce n'est pas un MMO, et ce n'est pas un jeu coopératif. C'est un archipel.
Pour une communauté, c'est une opportunité nette : vous n'avez pas besoin de remplir mille places, il vous faut quarante habitués et des Desolate Zones bien tenues. Le reste suivra tout seul, parce que les joueurs qui passent peuvent rester sans sacrifier ce qu'ils ont construit ailleurs.
Dites-nous en commentaire : vous montez quoi en premier, le travail du bois, l'occultisme ou la pêche ? On a notre favori.
Et si vous ouvrez un monde Everlast francophone, faites-le savoir. Notre classement des serveurs Everlast est ouvert : https://top-serveurs.net/everlast-undying-tale Les premiers serveurs référencés prendront la visibilité que les suivants devront aller chercher.